Archives. ISSN 2428-6052.
samedi 16 janvier 2016
édition du 6 novembre 2025 : réouverture des commandes !
édition du 15 janvier 2018 : changement de la date de l’article pour qu’il ne disparaisse pas (voir patine numérique).
Et le 20 janvier 2018, à la Vallée aux Loups, dans la Maison de Chateaubriand, L’aiR Nu participera à la Nuit de la Lecture. En savoir plus ici — j’y écrirai in situ, et des Nuits seront présentées.
le 9 septembre 2017, Daniel Bourrion lance ses fantômes, rematérialisation de "sa sorte de journal".
édition du 12 avril 2016 : Portrait de l’auteur en moine copiste, avec vidéo d’une lecture, sur le site de Franck Garot.
édition du 26 mars 2016 : une analyse des Nuits par @Selenacht.
édition du 8 février 2016 à 10 h 30 : ajout d’une page de Nuits lues à voix haute, et création d’une page d’accueil des Nuits
édition du 21 janvier 2016 à 23 h 00 : mise à jour de la page de commande pour envoi dans le monde entier
Cette semaine j’ai rendu illisible les Nuits pendant les heures du jour, grâce à un code PHP intégré à la page Spip qui récupère les dates de lever et coucher du soleil pour le jour en cours et à une localisation particulière, celle où j’écris ou à peu près, à quelques minutes près.
Hier j’ai mis en ligne cette page pour commander, à la demande, une Nuit, que je recopie à la main [1]. On demand, comme le dit Daniel Bourrion sur son site, réfléchissant à mon initiative et aux fantômes, rappelant le Print on demand ou POD, qui fait partie du cycle de vie du numérique (deux de mes livres Publie.net sont ainsi disponibles en librairie), et cela me plaît bien que l’écriture manuscrite a posteriori devienne une étape de ce cycle. Car j’ai bien écrit ces nuits d’abord au clavier (d’iPad pour toutes, d’ailleurs), avant de les publier directement en ligne sur ce site. Daniel Bourrion aborde la question financière du "saltimbanque", puisqu’il s’agit pour moi de trouver une source de revenus, mêmes modestes si j’ai peu de commandes — ce qui est probable, à 25 € comme tarif de base [2]. Alors je remercie d’avance les relais, les plus larges possibles, pour espérer toucher qui peut se permettre ce qui peut apparaître comme un luxe, pour un objet que j’espère suffisamment beau, et qui de toute façon est strictement unique, et d’autant plus que, comme le dit Daniel :
tu feras une modification du texte, une correction : moi, le lecteur-acheteur, j’aurai un exemplaire unique forcément, à cause de la variabilité de l’écriture manuscrite et de l’éventuel ajout/correction SUR le texte qui ne sera peut-être pas reportée sur la version numérique [*].
Afin d’avoir une idée, ci-dessous, deux photos de la première commande honorée, nuit 30 (dont le texte a d’ailleurs été modifié), qui sera postée lundi. Le papier est du Rhodia A5 ivoire 90g, le stylo un feutre fin Papermate, le carton (bordeaux (ou bourgogne) dans le cas présent) est un A4 plié en deux, un bristol sert enfin à la fois pour rigidifier l’ensemble dans l’enveloppe, pour la correspondance et pour donner des informations, le cas échéant, sur la photographie. Le feuillet A5 manuscrit est également signé au dos.
Mon principe d’écriture pour les Nuits, commencées le 12 février 2015, était le suivant, en deux temps : écriture de nuit, au bord du sommeil, ce moment particulier, sans relire ; sommeil puis relecture, corrections et publication le lendemain (et puis ce ne fut pas forcément le lendemain). Contrainte qui ressemble à celle des Todo listes de Christine Jeanney. Rythme possible uniquement avec cette liberté qu’offre la publication en ligne sur son propre site, car publier arrête la réécriture, pousse l’écriture, je n’aurais pas pu écrire autrement. Le troisième temps depuis un mois ou deux a consisté à tout reprendre en un document unique, à apporter des modifications, à ajouter quelques nuits dont une longue pour terminer, et constater que ça tenait. Bien sûr un regard éditorial serait bien meilleur, ça ne tient peut-être pas, mais j’ai épuisé sans doute pour un moment ma capacité de recherche (avec Village) et j’ai mis le texte complet au repos jusqu’à ce qu’arrive, par surprise, ce quatrième temps.
Par surprise, parce que je testais les codes d’inclusion de publicités Google dans mon site — étant suffisamment aux abois pour vendre mon âme au diable, donc — et que Google a refusé mon site au prétexte que celui-ci « ne contient pas suffisamment de textes » — j’étais sauvé par le sort — ce que j’ai trouvé tout de même un peu fort comme argument, et puis je me suis demandé ce que je pourrais vendre sur mon site — et puis il y a quelque chose comme un Zeitgeist "saltimbanque", donc, parce que ce qui fait vivre l’écriture n’est pas dans le "droit d’auteur" et les à-valoir diminuent (ai-je entendu ?), et puis d’autres pratiquent le bouton Paypal, je l’ai intégré pour eux, Passage d’encres ou L’Atelier contemporain, je n’ai pas leur force de frappe bien sûr, mais voilà : je sais intégrer un bouton Paypal, c’est aussi bête que ça, au fond — alors j’ai pensé aux Nuits fraîchement retravaillées sans vraiment l’espoir d’une publication papier, et pour vendre… quoi ? Ma situation requiert actuellement plus l’argent que la gloire, et j’en viens à penser à la publication uniquement à travers l’à-valoir qui est bien, immédiat, à dilapider aussitôt (tout autant qu’une rare chimère). Et comme j’ai bien conscience d’avoir aussi peu voire moins de chance de vendre des Nuits que des livres, j’ai pensé au luxe, au prix fort, et donc à l’exemplaire unique, fait sur demande, à la main. Et les premières commandes montrent que je n’ai pas eu tout à fait tort puisqu’elles me rapportent plus que mes droits d’auteurs de 2015, que je chéris au passage dans le même temps : je prends tout.
La photo d’en-tête de cet article est un essai avec nuit 1, ci-dessus, nuit 52.
[1] Attention, plus loin on va parler argent, ce qui se fait peu, parce que c’est difficile, ça ne se fait pas — pensez donc, un poëte qui parle d’argent, quelle horreur ! — et c’est difficile d’en parler, et aussi de franchir ce pas, de placer un bouton à vendre sur son site.
[2] 30 ou 35 € pour certaines plus longues — ce qui ferait 1940 € je crois pour les 75 (70 sont publiées, la dernière est très longues), ce qui donne aussi une idée du temps et du travail de l’écriture. Pour le moment, le port est compris, pour la France métropolitaine, il faut que je code un formulaire pour plus loin (ce qui fera entre 2,8 et 5,7 € en plus selon la destination.)
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