Archives. Allez sur le nouveau Journal éclaté.

Archives. ISSN 2428-6052.

AVERTISSEMENT(*) :
Ce texte a été publié il y a longtemps, par conséquent, il commence à s'effacer. Les textes de plus de quatre ans sont presque illisibles. Prenez garde.
(*)Avertissement obsolète depuis la destruction du code de la patine numérique, suite à la mise à jour du 24.11.2024 pour raison de sécurité (PHP 8 et Spip 4.2)
Voir la page vernis numérique pour en savoir plus sur cette patine numérique.

nuit, 23

mise en ligne : lundi 30 mars 2015

février 2014
nuit

Rien ne vient, quand rien ne vient, la nuit bloqué dans sa chambre close, volets fermés, lumières éteintes, au fond du lit, torpide, et rien ne vient, aucune étoile, aucune aurore boréale, rien que le noir, le noir voulu et le noir haï, la respiration lente et les tempes qui battent et rien ne vient, ces nuits, ces nuits-là, à pas dormir. L’idée fixe qui touche l’épaule à heures régulières. Qui pince la joue d’abord, et le nez ensuite. Sans lâcher, à étouffer. Nous pouvons nous débattre, rien à faire. Ces moments sont pour la nuit. Et nous sentons, sous le lit, la froideur de la tombe. Alors nous nous levons, posons un pied nu sur la terre humide et fraîche. Et puis un autre. Les étoiles au-dessus seules avec nous. Et marchons sur ce qui bouge en nous, au risque de tomber, sans prendre la peine de regarder ce qui a causé la chute. Nous nous relevons les genoux sales mais heureux, tandis qu’au loin, nous cherchant en vain, courent les taureaux et poussent les arbres écorchés, souvenirs d’anciens rêves qui sont portés par une neige venue de Saturne.
Un volet claque.

Vous pouvez commander les Nuits, dans une version manuscrite par l'auteur, et expédiée par la poste.

Cliquez ici pour commander cette Nuit et en savoir plus.

Mots-clés

nuit  

Vous pouvez soutenir mon écriture en achetant un livre,
en commandant une Nuit écrite à la main pour vous, ou en faisant un don.