Archives. ISSN 2428-6052.
février 2015
nuit
Il faut rouler de nuit, dans la réverbération des phares sur les facades closes, puis sur les rocades désertes comme des zones d’exclusion, et dans les forêts dont les phares n’éclairent que la lisière, ce vert limace que prennent alors les troncs, corps végétaux par flashs prêts à tomber en travers de notre route, et nous hypnotiser épileptiques à se jeter contre, ça réveille et les virages sont pleins de terre lisse comme un miroir de boue glacée et deviner les roues comme des patins sous la nuit sans étoiles, la route tourne et les bas-côtés se renversent, l’horizon bascule à cause des phares qui balaient la ligne blanche et ne croisent personne à cette heure sur cette route à peine référencée dans les GPS, comme de rouler dans une erreur du système, zone jamais testée des algorithmes, entre deux états quantiques, dans une fluctuation possible mais pas encore découverte.
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